CLR(13): l’art comme prosélytisme et la dissonance cognitive

Pourquoi les avis religieux stricts ont la cote chez les jeunes? Pourquoi ce besoin impératif de valoriser sa religion dans tous les domaines de la vie? Pourquoi des artistes culpabilisent et renoncent à leur passion à cause d’une religion? Comprendre et y remédier concrètement est le défi de cet article

Le premier levier psychologique que nous allons aborder est celui de l’estime de soi. Avant toute chose, commençons par une définition de G. DUCLOS [1]:

L’importance que nous donnons à un comportement, ou plutôt le critère par lequel nous allons l’évaluer « intérieurement » est dans sa capacité à satisfaire ou non une valeur auquel nous tenons (justice, bien être, etc.). La satisfaction d’une valeur engendre un état interne positif (bien être, sérénité, jouissance, etc.), tandis que sa non satisfaction conduit à un état interne négatif (frustration, stress, angoisse, etc.).

Ici en l’occurrence, il s’agira de la valeur « estime de soi ». Celle-ci peut soutenir une valeur de reconnaissance de soi-même et/ou des autres (être reconnu, appartenir à un groupe) selon les cas.

Dans une configuration plus individuelle, l’estime de soi se limitera à notre propre jugement, notre manière de nous apprécier nous-mêmes.
Tandis que dans une configuration collective, l’estime de soi sera évaluée selon notre capacité à être accepté dans un groupe.

Il s’agit donc d’une valeur très importante pour chacun d’entre nous car elle joue un rôle crucial dans notre construction identitaire. Une autre valeur tout aussi importante que nous allons développer par la suite, est la valeur « famille ».

De nombreuses expériences dans le domaine psychosocial permettent d’expliquer comment cette valeur devient un levier psychologique très efficace. Peut-être avez-vous déjà entendu parler de l’expérience d’Elton Mayo ?

L’expérience d’Elton Mayo et l’estime de soi

EXPERIENCE D ELTON MAYO
(Georges Elton Mayo (1880- 1949) est un psychologue et sociologue australien. Il est considéré comme l’un des pères fondateur de la sociologie du travail.)

Dans une usine de textile américaine, le sociologue australien constitua deux groupes d’ouvriers. L’un des groupes recevait une amélioration de ses conditions de travail. L’autre groupe devait continuer de travailler sans recevoir aucune amélioration.

Le résultat fut que l’amélioration matérielle des conditions des travailleurs engendra une amélioration de leur productivité. Mais contrairement à ce qu’on aurait pu envisager en toute logique, l’autre groupe améliora tout aussi bien sa productivité.

L’équipe d’Elton Mayo finit par comprendre que l’ensemble du personnel tirait sa motivation de sa fierté à participer à une expérience de psychologie. Ainsi, leur critère d’estime soi était au-dessus des autres critères dans leur rapport à la condition de travail. Ce besoin d’estime de soi était satisfait par la préoccupation des chercheurs vis-à-vis d’eux.

Qu’est-ce qu’on peut en retenir ?

  • Un critère de bien-être (matériel) n’est pas forcément supérieur à un critère de reconnaissance (estime de soi).
  • L’être humain peut modifier son comportement si une valeur importante est stimulée.

Le détournement de l’estime de soi dans le processus d’endoctrinement :

Une personne disposant d’une estime de soi assez forte peut résister à un endoctrinement. Cet état de fait pouvant contaminer d’autres potentielles victimes, il représente une menace pour les propagandistes. Pour éviter que cela se produise, ils vont :

  • Lier l’estime de soi à leur doctrine,
  • Les rendre indissociables l’une de l’autre.

Ainsi, leur victime ne pourra être fière d’elle-même (satisfaire sa valeur d’estime de soi) qu’en fonction de son implication dans « la cause » (religion).

Toute une série de croyances limitantes vont être entretenues dans l’éducation et la formation de la personne. C’est ce que j’appelle des « présupposés sensibles ».

Les présupposés sensibles

Ces présupposés sensibles sont construits à partir de discours politisés [2] et fondamentalistes, parfois dès le plus jeune âge. Ils induisent déjà un rapport à l’autre basé sur une rivalité se voulant « civilisationnelle » et idéologique. [Paradigme que nous retrouvons dans tout mouvement sectaire basé sur l’idée d’un âge d’or dans lequel la nation est censé avoir une pureté originelle et préservée de toute influence étrangère].

Ces présupposés sensibles et le lien Islam/Estime de soi installeront chez le croyant le devoir de :

  • démontrer que toutes ses actions ne sont faites que pour servir la religion.
  • justifier systématiquement que toute activité non liturgique serait (du moins en grande partie) une da’wa (une invitation à l’Islam) par le biais d’un support plus adapté à notre époque (par ex: film positif sur l’islam, clip de rap mettant en avant des slogans religieux pour les jeunes, etc..)
  • intégrer comme mission d’empêcher ses coreligionnaires de retomber dans une ère qu’ils qualifieront de « jahiliya[3]».

Et c’est ainsi que vous allez retrouver une « prévalue islamique » dans tout activité ludique et profane.

La prévalue “islamique” dans le domaine artistique

Cette dite prévalue islamique donne à ceux qui l’utilisent la possibilité d’exprimer un art, une passion qui fut décrétée comme potentiellement haram, illicite, sans devoir se culpabiliser.
Elle permettra également de satisfaire une valeur d’utilité et d’appartenance en agissant pour la « cause » de l’Islam (ce qui ,de facto, améliorera l’estime de soi et le sentiment de reconnaissance).
Et qui plus est, elle aura pour bénéfice de vous prodiguer le soutien d’un pan de la communauté. Ce qui est d’autant plus intéressant si cette prévalue islamique est étiquetée sur un produit commercial.

La dissonance cognitive chez certains artistes musulmans

Un artiste converti à l’Islam il y a quelques années  est passé par les différents présupposés vues. Il m’a rapporté la mésaventure suivante :
John (nom d’emprunt) a été invité à participer à un concert en plein air à Bruxelles. Et il a donc joué comme il savait si bien le faire. Une fois sa prestation terminée, il s’est mis à ranger son matériel. Un coreligionnaire qui se démarquait des autres spectateurs par son accoutrement (style village du Moyen Orient) s’est discrètement avancé vers lui pour lui tendre un petit livre. John le remercie pour le cadeau et observe le contenu du livre. Un sentiment de mal être la gagne peu à peu. Comme il s’y attendait, l’ouvrage en question faisait référence aux avis juridiques islamiques concernant la musique et ceux qui la pratiquent. Il savait déjà ce que cela contenait. Lors de sa conversion, des musulmans traditionalistes lui avait largement recommandé d’éviter « ce vice ». Lorsqu’il leva les yeux à la recherche de son coreligionnaire qui lui avait fait ce cadeau empoisonné, il vit que celui-ci l’observait d’assez loin avec un sourire bienfaiteur.

Voilà un exemple de violence psychologique accentuée par l’exacerbation du sentiment de culpabilité et par la pression sociale :« la oumma /communauté va me juger ».

Il y a quelques années encore, avant que la pression se fasse médiatiquement sur les discours jugés “séparatistes” en Occident, un certain nombre de personnes arrêtaient subitement leur passion (pendant un temps court ou long selon la personnalité) pour des raisons dites « religieuses ».

Ce fut le cas du célèbre chanteur Cat Stevens (Youssuf Islam) qui a décidé d’arrêter sa passion (pendant 25 ans). Lors d’une émission de télévision française, le présentateur Fréderic Taddei lui demande le motif de sa rupture brutale avec le monde de la musique. L’invité semble assez gêné. Il ne dira pas que le vrai motif réside dans le caractère illicite de la musique et que c’est la raison pour laquelle il s’est, dans un premier temps, consacré aux chants religieux islamiques (Les chants religieux restreignent l’utilisation des instruments et imposent des limites en termes de contenu aussi bien sur l’aspect rythmique, mélodique que sur le plan lyriques) avant d’arrêter définitivement.[4]

Le rappeur Kamelancien fit la promesse d’arrêter son activité musicale (2009) après son pèlerinage à la Mecque. Il refera néanmoins un comeback quelques temps plus tard.

Le talentueux dessinateur de la série « Muslim Show » a modifié son art pour se restreindre à ne plus dessiner que des ombres. Ceci afin de diminuer la tension d’une dissonance cognitive générée par l’interdit religieux d’illustrer des personnes vivantes. La BD devint un support d’invitation à une morale religieuse sous fond d’un militantisme assumé concernant certains sujets (le genre, le voile à l’école et au travail, etc.).

Pourquoi les avis religieux stricts ont la cote?

Mais qu’est-ce qui explique ce type de décision ? Comment une passion si forte peut-être stoppée si brutalement pour un « avis religieux ». Pourquoi ces gens ne se penchent-ils pas sur les avis plus « ouverts » et moins contraignants ?

Les présupposés sensibles derrière ces décisions :

  • Dans leur représentation, il s’agirait d’un choix entre la passion ET le sentier d’Allah
  • La passion renvoie au désir, à la tentation (vision chrétienne) suggérée par « le diable »
  • L’attitude et les comportements austères = ascétisme= plus proche de Dieu.
    C’est-à-dire que plus on souhaite être digne de Dieu, plus on doit passer par le dépouillement, détachement (de ses désirs, du matériel, de ses passions, etc.)
  • L’attitude et les comportement spontanés, créatifs= liberté sans règles= plus proche des suggestions de Satan

La réception des avis religieux (théoriquement)

Théoriquement, cela fonctionne comme ça :

  • FIGURE D’AUTORITÉ : savants reconnus comme légitimes pour donner un avis juridique.
  • TEXTES SCRIPTURAIRES : textes fondateurs divins (Torah, Coran,…) et autres textes humains sacralisés (talmud, hadiths,…).
  • INTERPRETATION OUVERTE/SEMI OUVERTE : autorisation de satisfaire le désir dans un cadre éthique assez large (tant que la vie en société n’est pas mise en péril) ou sous des conditions bien strictes (ex : il est autorisé de dessiner des objets et des ombres tant qu’il ne s’agit pas de choses vivantes).
  • INTERPRETATION FERMÉE : stricte interdiction.
  • ETHIQUE DE LA DIVERGENCE : plus il y a d’interprétations différentes et plus il y a de possibilités de faire un choix.
  • PRESUPPOSÉ :la croyance ancrée derrière un raisonnement auto-culpabilisant. Par exemple, le croyant pensera qu’un choix qui lui faciliterait l’accès à une activité plaisante, traduit en réalité le désir de suivra sa passion au détriment d’un réel raisonnement conforme et logique à l’interprétation traditionnelle des textes. Il finira par trouver ce choix hypocrite.

C’est l’éternel retour de la distinction entre le bien et le mal, l’authenticité et l’hypocrisie. Ce relatif présupposé qui conduit au sentiment de culpabilité, est  également doublé également par la crainte du regard d’autrui. Car qu’on le veuille ou non, appartenir à une communauté ne peut se faire sans l’adhésion de celle-ci ! Donc, oui, le regard et le jugement de l’autre sont importants pour celui qui désire être accepté. Et ce sera également le cas concernant le regard présupposé de Dieu à travers ce qu’Il aurait révélé au croyant– ou plutôt à la figure d’autorité qui sera en charge d’expliquer au croyant ce qu’il est censé penser, sentir et faire (en termes de devoirs et d’obligation).

L’Islam d’une partie des musulmans se caractérisant par la justification de toute action selon la binarité halal/haram, il est indispensable pour eux de se tourner vers des figures d’autorité (savants, imams, prédicateurs, etc.) afin de vérifier si leur comportement est autorisé par “Dieu”.

Prenons l’exemple d’un musicien. Celui-ci attendra donc d’avoir la réponse de la figure d’autorité. Ensuite, si la réponse est négative ou comporte des divergences (c’est-à-dire que certains savants acceptent alors que d’autres non), il peut soit nier l’avis juridique, soit pencher vers un avis plus souple et continuer son art. Et c’est ce que font la plupart des gens.

Toutefois, l’Islam SALAFI ayant une facilité à engendrer des shérifs du culte, tôt ou tard, l’artiste sera confronté à d’autres croyants qui se sentiront obligés (par justice et responsabilité) de lui faire un rappel. Celui-ci sera focalisé sur les avis juridiques les plus stricts. C’est là que le problème commence…

Réception de l’avis religieux (concrètement)

Concrètement cela se passe comme ça.

Au fur des échanges et des discours convaincants, s’ancrent un présupposé et un doute chez l’artiste: « Et si la musique était bel et bien un péché ? » Les textes scripturaires, même s’ils ne disent pas les choses clairement, tendent (dans leur interprétation humaine) plus facilement dans la direction de l’interdiction que son contraire.

Le pari de sheikh Pascal

L’autorisation, étant de toute manière toujours soumise à de strictes conditions (jouer de la musique sans instrument, voix de femmes interdites, etc.), elle démontre qu’elle repose sur un critère de “moindre mal“. Et dans moindre mal, il y a « mal » ( péché). Le croyant cherchant à se rapprocher de la perfection (donc de Dieu), préfère renoncer à son art dès qu’il le pourra.

C’est un peu le pari de Sheikh Pascal :

Certains ont réussi, malgré tout, à concilier leur passion et le paradigme de leur foi. C’est le cas du rappeur Médine dont le succès — à travers ses chansons et la vente de T-shirts au slogan identitaire et rassembleur : « Muslim United ; I’m Muslim Don’t Panik,…» et les multiples concerts et interviews — lui ont permis d’entrer dans le club des nouveaux jeunes talents proches de leur communauté et de l’UOIF[5] à l’époque où il représentait un potentiel étendard pouvant assimiler l’art et le militantisme se voulant “défensif”(contre les préjugés et l’islamophobie).

Depuis, son parcours de vie atypique lui ont donné une toute autre direction. Certains voient cela comme une espèce de trahison, d’autres au contraire saluent son émancipation et sa liberté de choix.

Même si à l’époque certains de ses anciens clips musicaux démontraient la tension subit psychiquement de par son engagement jugé paradoxal (par ses coreligionnaires traditionalistes et conservateurs) ; le soutien des prédicateurs sympathisants ou affiliés à l’UOIF lui avaient sans doute facilité la diminution de cette présupposée tension. Surtout lorsque ceux- ci se sont mis à produire des vidéos de prêches remettant en question l’interdiction de la musique (et du rap par la même occasion). Dorénavant, de par ce jeu d’alliance, les rappeurs et autres artistes musicaux proches ou sympathisants de l’UOIF pouvaient continuer leur passion sans « trop » se culpabiliser.

Mise-à-jour : cet article ayant été rédigé en 2014, une précision est de circonstance :
Après la surmédiatisation de l’extrême violence de Daesh et la focalisation des réseaux dits « salafistes », nombreux sont les prédicateurs aux discours jugés extrémistes qui ont été dénoncés dans les médias. Tout le monde se souvient de l’affaire Rachid Abouhoudeifa et de sa séance de discours rigoriste sur le thème de la musique destinée à des jeunes enfants.
Depuis, les prédicateurs sont bien plus ouverts aux avis permissifs. De nouveaux théologiens n’hésitent plus à affirmer que le chant musical est tout à fait permis…et même à l’encourager (dans un cadre bien déterminé bien entendu).

Extraits :

  • Video Medine/cynik 3:00

« On ne change pas le monde avec un morceau de rap, de toute façon c’est haram. (…) »

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  • Ultime Espoir (dine record) 4:20

« Je sais que le rap est illicite comme ce (…), que Dieu m’en éloigne.
Je compte arrêter le rap, tu as ma parole… »

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Que faire?

Si vous êtes assaillit par le doute en tant que croyant, vous ne savez quel choix effectuer entre une passion et votre religion ou si vous avez un proche, un enfant croyant et/ou converti et que vous craignez qu’il soit approché par des prédicateurs fondamentalistes:

  1. Relisez attentivement la partie sur les présupposés sensibles.
    Et questionnez-vous (ou questionnez-le)sur la façon dont l’estime de soi est détourné et les associations “passion”/péché/tentation de satan“.
    –> Certes, il y a dans l’art des catégories qui, pour une question de “morale”, peuvent nous paraitre toxiques (ex: un style de musique qui prône la violence, la drogue, etc.). Rappelez-vous/rappelez-lui en quoi il est erronée de faire des généralités et de jeter l’opprobre sur tout un courant à cause d’un ou plusieurs éléments qui tournent en orbite. Et le meilleur recadrage consisterait à mettre le doigt sur les branches de votre/sa religion qu’il rejette (sectes extrémistes par exemple) et lui proposer alors de faire une généralisation sur l’ensemble de la religion.
  2. Prenez conscience (ou faites lui prendre conscience) via les deux schémas sur la réception des avis religieux, que votre/son choix n’est pas forcément “naturel” mais peut découler d’une crainte irrationnelle.
    –> Se contenter de lui montrer des avis religieux allant à votre/sa faveur n’est pas suffisant. Car si le doute interne est bien présent :”et si en réalité j’étais attiré par cet avis car c’est au fond ce que je veux= donc je fais le choix de mes passions plutôt que celui du Seigneur” il aura l’impression que vous tentez de lui faire un lavage de cerveau.
    –> Lorsqu’un individu prend conscience que sa pensée interne, cette petite voix culpabilisante ne lui est pas exclusive et qu’elle émane de tout un processus de pensée “mécanique”, il est plus amène d’en percevoir le cheminement et le déclencheur d’une décision (qui n’était pas forcément “la notre”).
  3. Rencontrez (ou facilitez la rencontre avec) des artistes ou ancien artistes qui ont repris leur passion après avoir été en conflit avec eux-mêmes pendant un certains temps à cause d’une “croyance limitante”. Ils auront beaucoup à vous/lui partager.
  4. Si vous êtes motivé, vous pouvez aussi vous renseigner sur l’art à travers le monde (historiquement et sociologiquement). Concernant la musique, voyez la signification des vibrations et les interactions réelles ou fictives.
  5. N’oubliez pas qu’un choix dans une affaire spirituelle n’est pas de l’ordre de la raison pure mais surtout de l’affect. Soyez en phase avec vous-même/ avec lui, prenez soin de vous/de sa personne.
    –> Restez proche de la personne en proie au doute mais ne l’étouffez pas. La relation de confiance est primordiale. Evitez qu’il aille la chercher ailleurs.
    –> S’il vous montre par son attitude qu’il ne vous perçoit pas comme crédible pour parler de ce sujet. N’insistez pas, et demandez de l’aide chez des personnes plus expérimentées.

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[1]G (germain) DUCLOS est un psycho-éducateur, orthopédagogue et auteur de renom qui a écrit sur la question de l’estime de soi (dans le cadre pédagogique entre autre)

[2]Voir les écrits de Said Qutb (idéologue des frères musulman). Ses écrits tentèrent d’intellectualiser le djihad et de lui donner une aura révolutionnaire par l’idée d’un Califat mondialisé. Nous reviendrons sur son cas dans un autre chapitre.

[3]Jahiliya : terme qui renvoie à tout ce qui entre dans le cadre de ce que l’Islam définit comme ignorance. Non pas une ignorance naïve et innocente.  Mais une ignorance qui conduit à tout ce qui est mauvais, mal et éloigné de Dieu. On y trouve la barbarie, la sexualité débridée, etc. Bref, tout ce qui procède à conduire le monde dans un temps apocalyptique.

[4] C’est dans une émission radio francophone à laquelle étaient invités le rappeur Médine et Tariq Ramadan que ce paradigme sera confirmé. Tariq Ramadan révélera son échange avec Cat Stevens sur son rapport à la musique avec sa conversion à l’islam. [N’ayant plus accès à cette radio, si un lecteur en avait connaissance, je l’invite à partager le lien en commentaire].

[5]Union des organisations islamiques de France.

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