CLR(7): L’Islam, prise d’otage et manipulation!

La définition cachée qui vous donnera la clé pour sortir du piège psychologique des Monstres de la rhétorique. Qu’ils soient radicalisés dans la religion ou le nationalisme, chacun d’entre eux est persuadé de détenir la vérité sur la définition à donner à cette religion qui fait polémique. Clouez leur le bec, avec élégance, en assimilant quelques concepts clés 😉

L’Islam est ceci, L’Islam est cela…
À croire qu’à chaque intervention sur le sujet, une nouvelle définition de ce que devrait être l’Islam semble s’ajouter à la longue liste des interprétations d’une religion qui fera bientôt gagner, aux intéressés, le Prix Nobel de la polémique.

Ce court article est destiné à recadrer tous ceux qui, dans le but d’être fidèle au message de la tradition orthodoxe (musulmans convaincus ou non musulmans ), affirment détenir la vérité sur l’interprétation à donner à cette religion.

L’Islam n’a pas besoin de définition, celle-ci existant déjà, mais d’éclaircissement sur les omissions de celle-ci :

« L’Islam est (serait) la soumission absolue à Dieu »

Tous les musulmans seront en accord avec ça.
Oui, vous avez bien entendu, ni divergence ni de débat sans fin là-dessus.

Et ceci en raison d’une définition si vague et pleine d’omission que tout un chacun peut y projeter ses propres références tout en étant persuadé d’être dans le « vrai ».

La question qui se pose est :

-Que veut-on dire par « soumission » ? Par « absolue  » ? Par « Dieu » ?

Les croyants inspirés d’un modèle orienté humaniste et plus romantique que les conservateurs pourraient instantanément voir le terme de soumission comme l’idée d’être en parfaite harmonie avec tous ses semblables dans une espèce de danse cosmique. Alors que des physiciens plus proches de la vision d’un Einstein, verront la dépendance de l’humain aux lois de l’existence (de facto pour un musulman, régit par « Dieu »).
Les conservateurs, eux, verraient une soumission contrainte et forcée, pour le bien de l’humain « bien entendue » par le biais de la sharia[1], comme un esclave à son Maître. Mais attention, un Maître qui aime son esclave, ou plutôt sa « créature », cela va de soi!


Plus vous aurez des croyants rationnels et plus leur définition de Dieu sera éloignée de la perception d’un Dieu doté d’émotions comparable à celles des humains (colère, joie, tristesse, etc.). Ils parleront plutôt d’une Intelligence Supérieur sans pour autant que celle-ci soit dotée d’un esprit configuré par des sensations qui le rendraient vulnérable.

Un Dieu entrant dans une colère serait un Dieu qui perd son calme…
Drôle de paradoxe!

Bref, tout croyant de culture musulmane peut trouver son compte à partir du moment où il se donne la permission d’y intégrer ses expériences (découvertes, réflexions, etc.) même si elles peuvent s’éloigner des codes configurés par les premiers architectes ayant retranscrit les textes avec le sceau du pouvoir (il s’agira des leaders religieux faisant office de figure d’autorité).

Je développerai ce sujet dans un autre article. Toutefois, il est important et c’est la raison pour laquelle je fais une interruption sur mon programme, de bien ancrer que cibler l’Islam sans préciser de quelle courant nous parlons (c’est-à-dire les différents islams codifiés par les hommes au court de l’Histoire), est contre-productive.


D’autant plus que cette attitude vise toute personne se considérant de culture musulmane, même ceux qui seraient les premiers à lutter contre les dérives des paradigmes salafistes et dénoncer « l’islamisme ».

Les architectes qui ont élaboré les piliers et les fondamentaux intouchables, variant selon les différents courants de l’Islam, ont scellé la possibilité pour leurs fidèles de prendre conscience et d’accepter la pluralité des réalités ; selon eux, il n’y a qu’un chemin pour accéder à  Dieu.

Je précise tout de même que chaque individu a sa propre perception inconsciente d’Allah/Le Dieu (en Islam) qu’il intègre dans sa compréhension des attributs divins. Attributs qu’il aura assimilés durant sa formation religieuse (académique ou autodidacte).

Après moult discutions avec des personnes faisant ce type d’erreurs, j’ai décidé de vous illustrer à ma manière la suggestion véhiculée par ce type de communication:

Toute ressemblance avec une ou plusieurs personnalités célèbres ne seraient pas fortuite

Je pense que cela peut se passer de commentaire.  Et après ça, s’ils continuent d’imposer un cadre  (en ne précisant pas de quel islam ils parlent ou en enfermant tous les islams dans un même cadre) dans lequel ils prennent en otage les musulmans, eux-même, ne s’y retrouvant pas, il serait intéressant de leur poser la question de l’objectif derrière cet objectif…

[1] Et même ce terme n’est pas exempt d’interprétation concrète différente, chaque courant s’arrogeant la propriété de la seule définition « authentique »

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