CLR(8): Le bâton de Omar, ou la nécessité virile !

Je vous explique le rapport des jeunes croyants à la virilité et les femmes, la pédagogie selon le bâton du IIème Calife, et le concept du « musulman discret ».

Rappel : lors de CLR (6), nous avions schématisé le processus par lequel le croyant faisait de certains apôtres importants des surhommes afin de s’assurer une transmission « authentique » du Message Prophétique.

Nous avions également rappelé la relation triangulaire entre les deux personnages clés de l’orthodoxie islamique : Abu Bakr et Omar Ibn Al Khattab.

Le rôle et la problématique du rapport du croyant avec Abu Bakr ont été traités, de même que la symbolique du personnage duquel est extraite toute une série de valeurs faisant office de modèle pour le musulman traditionnel.
Nous avions conclu sur la polémique concernant la fameuse bataille de Ridda et le rôle impartial que devait tenir le croyant, même si pour cela il se devait de prendre le risque de reconsidérer le concept de surhomme concernant les « compagnons ».

Alors qu’en est-il de Omar ibn Al Khattab ?

Omar Ibn Al Khattab est le second calife qui succéda à son « mentor », Abu Bakr », en reprenant les rênes de la jeune nation islamique.  Il est aussi « l’homme au bâton », celui qui faisait même fuir le diable par sa seule présence selon la tradition; celui qui ne pouvait s’empêcher, selon certaine caricature, de vouloir dégainer le sabre contre tous ceux qui n’obéissait pas à la seconde aux mots du Prophète et le pourfendeur de l’hypocrisie (dans la version sunnite en tout cas).

Et en même temps, selon certains religieux, il serait également l’un des déclencheurs de la polémique sur l’authenticité du Coran compilé, le vivificateur de la légitimation de la violence contre certaines femmes, la lapidation, etc…

Cela fait beaucoup pour un seul homme, et encore je n’ai cité que les critères les plus utilisés lorsqu’on le mentionne en temps normal.

Quel modèle pour les musulmans?

Comme pour Abu Bakr, selon l’école de pensée dans laquelle l’on se situe (que ce soit la voie la plus proche de ce que fut la tradition impériale ou a contrario le mouvement dissident qui n’a cessé de la combattre), nous aurons soit une liste de qualité et de modèle héroïque, soit une série de critiques qui relaie une part d’ombre terrifiante.

La balance penche plutôt sur le premier paradigme. D’autant plus que les deux premiers califes que furent Abu Bakr et Omar sont très majoritairement reconnus comme les deux grands piliers de l’expansion de l’Islam et de la fidélité de la voie Prophétique.

Comme vous devez vous y attendre, nous n’allons pas tenter de savoir quel récit est véridique ou non, et surtout qui était réellement Omar Ibn Al Khattab, car quelle que soit la source que je pourrais citer en référence, différents biais feront office de filtres. Le premier étant précisément la nature même du matériel utilisé comme référence.

Hormis une recherche approfondie et des plus rigoureuses sur les sources et ressources, c’est surtout l’idéologie qui fera office de choix. A l’instar du Prophète, les compagnons n’ont pas laissé de traces de leur propre dire.
Cela aurait été plus simple si les autobiographies avaient été à la mode à cette époque-là. Et c’est là que la petite Narjisse nous aurait murmuré : « Même dans un tel cas, il faudrait déjà que nous puissions vérifier le caractère authentique de ces biographies, ainsi que la sincérité de la démarche lorsqu’on retranscrit son parcours sur « papier ».

Omar Ibn al Khattab, une référence pour une majorité de croyants?

Bref, alors de quoi allons-nous parler ? Et bien comme à l’accoutumée, nous allons traiter des perceptions tirées de certains récits sur le personnage élaboré dans les textes traditionnels. Car c’est sur base des perceptions que se façonne tout un modèle de référence de valeurs et de comportements.
Ce qui fait que, par exemple, des actions jugées violentes ou misogynes dans certains contextes, seront valorisées dans d’autres avec pour légitimation (parfois inconsciente) le modèle tiré des récits traditionnels.

1.Fierté, dignité ou « musulman discret » ? Le faux chantage !

La conversion à l’islam de Omar Ibn Al Khattab est censée symboliser :
– La fierté et la dignité, pour avoir proclamé publiquement sa conversion lorsque les premiers arabo-musulmans se cachaient de crainte d’être violentés par les Mecquois.

Cette histoire narrée avec effervescence dans une séance de motivation collective donnerait envie à n’importe quel croyant musulman (non chiite de préférence) de lancer un takbir[1] le poing levé en l’air en signe de résistance contre l’oppression.

Par ce comportement, Omar a illustré une action concrète se traduisant d’elle-même comme du courage et par la fierté d’appartenir à sa nouvelle famille de l’Islam. Il n’est dès lors pas étonnant qu’avec un ancrage pareil se créent des concepts de dénigrement lorsque des croyants désirent être discrets, ou souhaitent « faire preuve d’humilité » dans leur pratique, et que d’autres les qualifient de manière sarcastique de « musulmans discrets »[2].
Être discret pose-t-il problème ? Oui, si vous lui imposez comme critère de vérification « la honte d’être soi-même » : « Si tu es discret, c’est que tu as honte de ce que tu es… »

Le second raccourci n’a pas tardé à arriver par le biais de certains prédicateurs et leaders de la communauté : musulman discret = musulman soumis (à qui ? à quoi ?).
J’entends déjà certains : Soumis ?! Mais que dirait Omar Ibn Al Khattab s’il était encore parmi nous !

Le problème ici n’est pas de savoir la raison de l’utilisation d’une expression maladroite dans un contexte donné mais la récupération systématique qui en est faite pour appuyer les discours pré existants qui véhiculent l’image qu’une « entité » (à savoir la représentation du Pouvoir en occident) désire que les musulmans soient soumis, invisibles et écrasés.

Et s’il existe en France des associations qui stimulent le paradigme identitaire qu’est devenue la religion, il n’est pas surprenant de retrouver des personnes faisant des parallèles avec la situation des juifs durant la seconde guerre mondiale pour renforcer des ancrages négatifs pouvant conduire à moyen terme à des fractures et des replis identitaires.

Peut on rester digne tout en étant « discret »?

On retrouve comme antonyme de « discret » des termes comme « bruyant, voyant, sans-gêne, etc. ». Je ne crois pas que la fierté se traduise par la capacité à faire du bruit ou faire de l’exhibition. Même si certains fauteurs de troubles sont actuellement les champions pour ce type de stratégie.

Ce sujet étant assez long et faisant appel à d’autres facteurs bloquants (présupposés sensibles, complotismes, etc.), nous l’aborderons dans le chapitre des leviers psychologiques (notamment sur le rapport à l’autre et la prophétie auto-réalisatrice).

Aussi, « fier » et « digne » ne s’opposent pas à « discret ».

Le saviez-vous ?
Les premiers arabo-musulmans qui professaient et étudiaient leur religion en cachette n’étaient pas des lâches selon la tradition. Ils n’avaient simplement pas, contrairement à Omar ibn Al Khattab et d’autres proches du Prophète, la protection tribale suffisante pour échapper à la molestation et autres violences pouvant conduire à la torture, et même pour certains, à la mort.

2.Le bâton de Omar, la négation de l’autre ou le POINT A LA LIGNE

© MBC Televisions

Il n’est pas rare de trouver des situations dans lesquelles on rapporte que Omar Ibn Al Khattab aurait proposé de couper la tête d’une personne dont il aurait jugé le comportement irrespectueux vis-à-vis du Prophète.

Ex : Selon Jâbir Ibn ‘Abdoullâh (que Dieu agrée le père et le fils), un homme vint trouver
l’Envoyé de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui) à Al-Ji’râna après la bataille de
Hunayn. Il le trouva en train de puiser des billets d’argent dans les pans du vêtement de Bilâl pour en distribuer aux gens. – « Ô Muhammad! Sois équitable! », dit l’homme. – « Malheur à toi!, répliqua le Prophète, et qui donc serait équitable; si moi, je ne l’étais pas! Tu aurais certainement beaucoup perdu si je n’étais pas équitable ». ‘Omar Ibn Al-Khattâb dit : « Ô Envoyé de Dieu! Laisse-moi tuer cet hypocrite! ». Mais le Prophète dit : « A Dieu ne plaise qu’on dit de moi que j’assassine mes compagnons. Cet homme et les siens récitent le Coran sans que sa récitation ne dépasse leur gosier (sans en avoir de récompense) et abandonneront précipitamment l’Islam comme une flèche qui perce un gibier et sort de l’autre côté ».[4]

Le zèle, une façon de prouver son amour

Cette preuve de zèle est présentée comme une preuve d’amour. Un amour tel pour le Prophète qu’il serait prêt à en découdre avec n’importe quelle personne qui oserait émettre ne serait-ce qu’un doute ou un désaccord. Effectivement, s’il existe et a existé des personnes qui, de par leur expériences personnelles et leur environnement, ont fini par croire qu’une preuve d’ amour pour une cause et/ou une personne se traduit par la volonté de neutraliser tous ceux qui n’éprouvent pas le même affect ou ne la traduisent pas de la même manière, cela devient un problème lorsque ce comportement est valorisé.

Toutefois, il est important de saisir cette nuance : ce comportement de zèle n’est pas enseigné comme modèle. Il est plutôt « justifié » lorsqu’il est évoqué («oui mais il faut comprendre qu’il aimait tellement le Prophète que…(…) ) . Néanmoins, de par la représentation de SUPER HUMAIN du personnage de Omar Ibn Al Khattab, il finit par devenir naturellement un modèle lorsqu’une personne se retrouve dans cette confusion : « amour du Prophète = négation de l’autre (l’autre étant celui qui n’aime pas le Prophète de la même manière) ».

Amour et négation de l’autre: la confusion

Comment peut-on entrer dans cette confusion ?
Par exemple, durant son cheminement spirituel, le croyant musulman peut se poser la question suivante : « Comment doit-on aimer le Prophète ? Et comment vérifie-t-on qu’il s’agit réellement d’amour (« légiféré », comme dirait un salafi quietiste) ? »

A partir de là, vous pourrez vous orienter vers le modèle de référence (ici en l’occurrence Omar bin al Khattab) et ses différents récits. Vous aurez dans ces modèles des tas d’exemples concrets qui donneront une définition spécifique des valeurs dites « islamiques ».
Parmi eux, les réactions « zélotes » imputées à Omar Ibn Al Khattab et qui lorsqu’elles ne sont pas recadrées, peuvent faire office de modèle à suivre pour celui ou celle pour qui cela fera sens.

La négation de l’autre? Carrément?!

La menace de sortir le sabre n’était pas anodine à cette époque. Le sabre met fin à l’existence, pas seulement au débat.

Derrière le bâton[4] de Omar Ibn Al Khattab s’est renforcé au fil du temps tout un symbole : la limite à ne pas franchir.
Et que se passe-t-il si cette limite est franchie ? Le bâton est là pour vous ramener à l’ordre ou pour vous aider à retrouver vos esprits !
Cet ancrage se retrouve encore dans certaines cultures où le bâton et autres objets contondant font encore office de support pédagogique pour certains enseignants et/ou parents.

Bien entendu, ce qu’il faut bien comprendre, en faisant attention à ne pas généraliser,  c’est le processus par lequel certains croyants dans certaines cultures peuvent arriver lorsqu’ils n’ont pas d’autres modèles de référence pédagogique que ceux qui leur ont été enseignés, et le symbole qu’est devenu le bâton de Omar peut la justifier.

Cela se vérifie dans certains discours lorsque les croyants parlent de leur situation difficile : « Ah si Omar Ibn Al Khattab était encore là (…). ».
À votre avis, pourquoi Omar et non pas Abu Bakr ou Ali par exemple ? Parce que dans l’imaginaire du croyant, Omar avait le bâton pour remettre les choses à leur place (sous-entendu mettre fin au débat par la force).

De nos jours, à l’ère des conversations numériques, le « bâton » n’est plus matérialisable mais il apparait symboliquement sous la forme du fameux « point à la ligne » ou « point finale ».
« C’est ainsi, les choses sont comme ça, point à la ligne (ou point finale) !»
Le point, comme le sabre, met fin à la phrase, la discussion et toute possibilité d’une suite. La rigidité du bâton est devenue un pattern pour celui qui voit en lui une preuve de d’affirmation de soi, de fierté mais également de…

La Virilité ! Le rapport aux femmes et la valeur du mâle dominant

Quelques définitions de la virilité

  • Ensemble des caractéristiques physiques masculines, chez l’homme adulte.
    Synonyme : solidité
  • Vigueur sexuelle masculine.
    Synonyme : vigueur
  • Caractère propre au sexe masculin ; courage, fermeté, énergie.
    (source : Linternaute)
  • Ensemble des caractères physiques de l’homme adulte ; ce qui constitue le sexe masculin : Les attributs de la virilité.
  • Capacité d’engendrer ; vigueur sexuelle.
  • Mâle énergie, courage.

(source : Larousse)

  • Qui appartient à l’homme, en tant que mâle.

Quand il se dresse face à quelque « vieille écorce », chêne, frêne, ou hêtre, […] Arsène André éprouve une virile volupté. Sa chair se durcit, son col se gonfle, le sang lui afflue aux tempes à coups précipités — (Jean ROGISSART, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème FAYARD, Paris, 1958)

  • Relatif à l’homme adulte ; qui présente ou réclame des qualités de force, d’endurance, de résistance que l’on prête plus spécialement aux hommes.
  • Un métier viril.
  • Âge viril. Le parfum viril de son tabac.
  • Un bras viril la soutient. (Hugo)
  • Qui est digne d’un homme, qui est fier, ferme, énergique et digne.
    (source : Wikipedia)

Ce qui ressort des différentes définitions est en rapport avec la force, la fermeté, la puissance du mâle dans le sens de la domination.

La distorsion entre sensibilité et faiblesse

Dans une époque de conquêtes et de duels, la virilité se mesurait par le courage et la force brute. Dans l’inconscient collectif, cela résonne également comme quelque chose de dur, et ce qui est dur est rigide, et ce qui est rigide ne peut faire preuve de souplesse (et d’ouverture).

Il faut que ce soit sec, rigide et imperméable…à quoi ? A ce qui peut être pris comme faiblesse (contraire de « la force »).

La faiblesse étant le caractère que l’on pouvait donner aux femmes dans certaines régions du monde dans les temps anciens (et encore maintenant dans certaines croyances), on y retrouve ce qui peut être alloué à la féminité : douceur, sensibilité, etc.

Ainsi faire preuve de douceur, de sensibilité, ce serait faire preuve de faiblesse et c’est n’être pas être viril.

Ouverture d’esprit=laxisme, le raccourci des conservateurs orthodoxes

Aussi étonnant que cela puisse paraître, les conservateurs réussiront à créer un raccourci entre la souplesse et l’ouverture d’esprit…et… le laxisme.
Ainsi, ce qui fera office d’ouverture d’esprit sera perçu comme un laxisme et un risque de perte de contrôle (domination du mâle) de l’Ordre (représenté par la fermeté et le bâton).

Oui, derrière le symbolisme du bâton de Omar et sa rigidité se cache la satisfaction d’un critère de sécurité. Derrière la peur de la souplesse et de l’ouverture se cache la peur de la liberté sans contrôle, le chaos et l’anarchie…

📍Et peut-être commencez-vous à comprendre la raison pour laquelle le bâton de Omar ne s’est toujours pas fissuré.

La virilité et son rapport aux femmes: le malentendu

Dans un monde où les femmes étaient une valeur marchande, la virilité se traduisait par leur possession, leur domination et les héritiers mâles qu’ils pouvaient engendrer à travers elles.
Cette vision est encore répandue dans certaines contrées mais également en Europe (et pas spécialement chez les croyants) où des hommes se référent aux gens de certaines époques lointaines, ce qui n’a plus lieu d’être.
Et, synchronicité oblige, à l’heure où j’avais écris ces mots (2017), une vidéo d’une dame algérienne faisait le buzz sur internet.

Je vous laisse en juger sans commentaire :

« Un homme qui frappe sa femme est un Homme (dans le sens « bien viril »)

La nécessité virile à l’heure d’aujourd’hui

Le sens donner à un mot, dépend de toute une série de critères. Parmi eux, il y a , certes, l’étymologie mais également son évolution sémantique, et la perception (comment ce mot se traduit concrètement dans la réalité) de ceux qui en font usage.

La virilité n’est pas limitée au caractère de rigidité et de domination attribué à une époque désormais révolue. Une époque où les hommes n’étaient pas suffisamment dotés d’outils pour prendre en considération le fonctionnement psychologique et la place de l’humain dans son rapport à la transcendance.

Une saine virilité qui ferait sens à l’heure d’aujourd’hui se définirait par une série de nobles principes chevaleresques (courage, sincérité, valeurs,…) et dignes (fierté et confiance en soi, …) tout en préservant une ouverture d’esprit suffisante pour que la tolérance ne soit pas un vain mot…

Elle parlerait aux jeunes comme aux adultes, et au lien d’en faire des vieux cons arriérés, elle les pousserait à se forger un caractère digne d’être les héros dont notre époque, en perte de sens et de modèle, a tant besoin.

Conclusion 

Il y a d’autres éléments qui feraient office de polémique concernant le personnage de Omar ibn al Khattab mais cela n’est guère pertinent pour le sujet abordé. Comme je l’ai indiqué dans les premiers paragraphes, vous trouverez autant d’éléments pour critiquer le personnage (où en tout cas ce qui est rapporté de lui) que pour le valoriser. Il y a comme pour tout grand personnage des choses positives et des parts d’ombres.

Ce qui est important, ce n’est pas de jouer l’avocat de la défense ou de l’accusation, mais de savoir de quoi l’on parle lorsque l’on propage des croyances et ce que cela produit concrètement comme schéma de pensées.

Car lorsque demain, un jeune ou moins jeune finit par croire que le comportement rigide et ferme est une preuve de fierté, qu’il pense que la bâton (dans son sens symbolique) est l’arme des gens dignes, qu’il se persuade sans oser l’avouer qu’être viril, c’est de démontrer son autorité vis-à-vis des femmes, que s’ouvrir aux paradigmes différents c’est faire preuve de laxisme, ce n’est pas Omar ibn Al Khattab que vous aurez en face de vous. Mais une personne persuadée de suivre la bonne direction, une contrefaçon qui ne s’écoute pas lui-même mais un ou des héros qu’il s’est construit lui-même sur base de récits et de discours d’un passé qu’il ne connaîtra jamais.


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[1]Action de prononcer: « Dieu est [le] plus grand »

[2] Pour rappel, un député français a maladroitement communiqué que les Français de confession musulmane se devaient d’être discrets dans la pratique (de leur culte) comme toutes les autres communautés.

[3] Sahih Muslim. Hadiths :1761.

[4] Campagne en Algérie en 2015: « Sois un homme, voile ta femme »
http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2015/05/25/prouver-sa-virilite-en-voilant-sa-femme/

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