CLR(6):Notre rapport aux compagnons, aux apôtres et aux saints.

Nous continuons notre itinéraire sur les processus derrière les croyances et les stratégies cognitives qui peuvent, si nous n’y prenons pas garde, faire du simple croyant idéaliste un potentiel fanatique.

Suite à cet article, il vous sera aisé de comprendre ce besoin de donner un caractère d’infaillibilité , comprendre la psychologie derrière l’hostilité contemporaine entre sunnite et chiite, et comment la dépasser.

De tout temps, les hommes d’influence ont marqué l’Histoire de leur empreinte. Si le scepticisme zététique peut remettre en question leur existence ou les propos rapportés sur eux, il ne peut remettre en question l’incroyable influence des grandes idées qui leur sont attribuées (à tort ou à raison). Prophète ou visionnaire, ces personnes atypiques en leur qualité d’hommes (ou femmes) se sont reposés, certes, sur leur foi (en eux-mêmes ou en leur Dieu/Vision), mais également sur des individus qui les ont accompagnés, et dont le prix à payer pour leur dévouement fut parfois une fin des plus tragiques.

Cet article concerne ces personnages emblématiques et le rapport que les croyants entretiennent avec eux. Compagnons[1], saints ou apôtres, ces individus, pour les raisons que nous allons voir, ne peuvent demeurer de simples « hommes » (ou femmes dans de rares cas). L’histoire traditionnelle, et plus précisément l’élaboration artificielle de la croyance primitive en orthodoxie, nécessitera de les transformer en de « SUPERS HUMAINS» .

Des “supers humains”

Nous entendons par là, des personnages dont les actes et les stratégies sortent du commun (du simple mortel) et difficilement reproduisables par leur noblesse, courage et sacrifice qu’ils sont pris comme modèles de référence des valeurs (c’est-à-dire la traduction concrète de concepts théoriques). Ce dernier point n’est rien d’autre que le type de postulat de base  plus puissant dans une étape d’endoctrinement au « fanatisme » (nous en reparlerons plus précisément dans le chapitre concernant les leviers psychologiques).

Il ne s’agira pas ici de réinventer l’Histoire traditionnelle et la sira du prophète Muhammad, ou de prétendre avoir l’ultime version « authentique » sur les profils de ses compagnons (dont certains sont controversés selon l’obédience à laquelle le musulman est attaché).

Il sera plutôt question de partir des éléments essentiels et des symboles à extraire pour comprendre comment se construit la sacralisation des personnages et le rapport que le croyant adopte, de manière parfois contradictoire et, avouons-le, sujet à en faire une cible de choix pour tout gourou entrainé à basculer de jeunes croyants modérés dans l’obscurantisme.

Asseoir sa crédibilité de Prophète avec des apôtres

Lorsqu’un personnage aussi important qu’un messager et/ou un prophète se voit confier une mission (qu’elle ait pour source une Révélation directe [qui se traduira par une nouvelle religion ou une mise à jour],  ou la continuité d’anciennes traditions), il est indispensable pour sa propre crédibilité d’avoir eu une influence considérable sur une série de personnes dont certains deviendront des apôtres, de fidèles et loyaux compagnons qui le suivront partout en vulgarisant son message avant et après sa mort.

Sinon il pourrait bien se glisser la « problématique » question suivante :

Comment un prophète qui n’a convaincu personne ou presque de son vivant est censé me convaincre moi, qui ne l’ai même pas connu ?

Raison pour laquelle il est si indispensable que le Prophète/Messager puisse rassembler des personnages qui le soutiendront et assureront la véracité de sa mission post mortem.

Le Prophète/Messager sera donc soutenu par des personnages hétéroclites qui feront office de piliers à sa mission. Quel que soit leur nombre réel, ils peuvent être également désignés par un chiffre symbolique (ex : les 12 apôtres). Etant les protecteurs, intermédiaires et piliers sur lesquels peuvent s’appuyer des Prophètes/Messagers sur Terre, ils seront désignés (lorsqu’ils ne le feront pas eux-mêmes) selon leurs spécificités (riches faisant office de mécènes, pauvres mais courageux et débrouillards, fiers et physiquement forts, nobles, fidèles, capacité de réseautage, etc.).

Des personnes entreront en contact direct avec les Prophètes/Messagers durant la vie de ces derniers. Néanmoins, après leur mort, ce seront ces fidèles apôtres et compagnons qui seront les gardiens du message. Ceux qui auront côtoyé le Prophète/Messager de son vivant ne pourront partager ou faire valoir une quelconque expérience avec celui-ci s’ils ne reçoivent l’aval des apôtres. Ceux-ci feront office de filtres.
Dans l’idée qu’ils auraient été grandement influencé par le Prophète et sa mission divine, ils bénéficieront d’une aura de fidélité, d’authenticité et une figure d’autorité quasi incontestable.

schéma synthétisant le lien entre les apôtres, le prophète et le message.

* Le dégradé de couleurs traduit une très forte possibilité de censure ou de modifications, légères ou plus larges dues aux filtres cognitifs et la subjectivité des apôtres/fidèles compagnons.

Réaction que l’on pourrait attendre de certains musulmans sunnites:
Attends là, comment ça tu parles de filtres ou de censures ?! Par exemple, en Islam (sunnite), les compagnons du Prophète (dixit les compagnons fidèles faisant partie des piliers de sa mission) ne pouvaient censurer ou filtrer quoi que ce soit ! Attention, ça sent le chiisme[2] de dire le contraire…

Il ne s’agit pas prétendre une quelconque volonté consciente de trahir un message originel en héritage. Les apôtres/fidèles compagnons étant à la base des êtres humains composés des mêmes systèmes neuronales et cognitifs, ils ne peuvent être à l’abri des filtres dont voici le rappel en

Le problème d’avoir des héritiers (apôtres) “normaux”

Cette perception rationnelle pose un gros problème, car elle laisse une faille dans l’héritage de la Mission du Prophète/Messager : la possibilité d’un changement conscient ou inconscient (pour les personnes fidèles) du message originel.

Si les filtres subjectifs des apôtres peuvent assimiler le Message/la Révélation divine d’une manière différente de celle qu’il fut à l’origine, alors qu’ils sont censés être fidèles à celui-ci, que penser de ceux qui pourraient être soupçonnés de malveillance volontaire, pour les uns, ou d’erreurs pour les autres.

Un apôtre se retrouve dans une position de pouvoir où ses décisions peuvent avoir des répercussions importantes pour lui et les siens. Selon la situation, s’il se dit que sa propre interprétation de la « religion » aura des conséquences bénéfiques, son intention positive(pour lui) serait d’user de la Parole du défunt Prophète pour arriver à des objectifs positifs (selon ses perceptions) . Il pourrait ainsi se dire:« Je ne suis pas certain que c’était exactement ça que le Prophète a voulu signifier, mais dans ce contexte-ci, cela peut être bénéfique pour tous de faire comme si». Alors que pour d’autres personnes, son comportement sera traduit par une trahison évidente et une falsification du Message originel.

Erreur ou trahison? Ont-ils le droit d’être tout simplement humain?

Plus nous humanisons les apôtres et plus les failles humaines apparaissent et laissent la possibilité au doute et à la méfiance. Ceci pouvant aller jusqu’à la possibilité de la falsification du Message selon le profil de ces apôtres, des intérêts et des enjeux significatifs dans l’environnement dans lesquels l’histoire se déroule.

Et c’est exactement la logique par laquelle pourrait passer toute obédience s’opposant à l’orthodoxie islamique. A partir du moment où les héritiers ne sont plus que de simples humains (aussi fidèles et loyaux qu’ils puissent être), leurs filtres cognitifs et leur faiblesse humaine laisseront entrevoir les risques de comportements et d’actions qui seront traduits comme une trahison du Message prophétique…surtout s’il y a des enjeux importants.

La mort du Prophète va entrainer une scission et une lecture politique opposée à la doxa(qui sera réellement « officialisée » bien plus tard ) largement nourrie en partie par ces présupposés.
Ainsi, si ces piliers devaient s’écrouler, que resterait-t-il ?

Qu’en serait-il de la retranscription coranique en livre compilé faite à cette époque (et non pas du vivant du Prophète selon la tradition islamique majoritaire) ?  Et même si une nouvelle école de pensée venait affirmer que les mushafs[3] avaient déjà été produits durant la vie du Prophète et avec sa bénédiction, cela ne changerait rien étant donné que ce sont les fidèles compagnons qui sont censés l’avoir propagé par la suite.

Se posera alors la question suivante : peut-on dès lors s’y fier ?

Et voilà que, tout à coup, vous comprenez la raison pour laquelle les piliers (apôtres/fidèles compagnons) se doivent d’être des « supers humains ».
Les simples erreurs humaines sans grande conséquence sont acceptées tant qu’elles ne risquent pas d’ébranler une vision sacralisée dont l’objection n’est pas la seule vénération et la préservation de l’honneur des personnages, mais la protection du caractère authentique de l’héritage de la Mission Prophétique selon l’orthodoxie islamique.

Ainsi, c’est plutôt un schéma un peu moins nuancé qui sera accepté par l’orthodoxie :

* Les piliers étant des supports spéciaux, la Révélation sera délivrée comme elle le fut sans aucun risque d’altération.

Sunnite vs chiite: derrière l’hostilité

L’une des particularités du conflit entre les chiites et les sunnites est l’atteinte à l’intégrité que les uns et les autres peuvent porter sur leurs apôtres (fidèles compagnons pour les sunnites, membres de la famille du Prophète pour les chiites). Il est important qu’ils comprennent que le dénigrement de ces personnages ne s’arrête pas à leur désacralisation, mais va jusqu’au risque d’effondrement de leur croyance profonde.

D’où le fait que ces conflits, qui peuvent s’apparenter à des polémiques sans grand intérêt pour des personnages du passé, révèlent en réalité la crainte de voir leur vision du monde et leur foi s’effondrer subitement et les laisser ainsi dans ce que l’homme peut subir de plus terrible : la sensation du chaos dans son esprit suite à la perte de ses repères et par conséquent la sensation du vide.

Vous pouvez le vérifiez vous-même, la communication se déroule souvent ainsi :

  1. Un croyant d’une obédience différente de son interlocuteur s’en prend à un ou plusieurs personnages clés, piliers de son système de croyance. Ce dernier tente d’empêcher ses piliers de s’effondrer en emportant avec eux toute la cohérence de son système.
  1. Déstabilisé ou pris par l’émotion, il va ensuite répondre en s’en prenant aux piliers du système de croyance de son adversaire.

Résultat ?

En dehors de tous les facteurs exogènes à la religion, la clé du basculement d’une lecture modérée à une « radicalisation » religieuse se trouve dans la crainte de perdre ces fameux repères.
Le mental détestant le vide, il s’accrochera à la première perche tendue, ou à défaut, il s’enfermera dans un déni total.

Dans l’orthodoxie sunnite et donc dans la croyance musulmane populaire, nous trouvons une relation triangulaire durant la transmission du Message originel entre le Prophète, Abu Bakr[4] et Omar Ibn Al Khattab.

Cela ne signifie guère que les autres compagnons ont moins d’importance (notamment Ali, le gendre du Prophète qui est une figure centrale dans le chiisme par exemple). Néanmoins, dans l’élaboration de la croyance de la grande majorité des Musulmans, les deux premiers califes (Abu Bark et Omar Ibn Al Khattab) forment un duo assez spécial et représentent des symboles qui demeurent enracinés dans la culture musulmane.

Abu Bakr As Siddiq et sa symbolique

Selon la tradition musulmane, il serait l’un des premiers convertis à l’Islam du temps du Prophète et l’un de ses plus fidèles compagnons.
Il aurait été la seule personne à avoir accompagné le Prophète lors de son émigration à Médine (l’Hégire), ce qui laisserait présupposer ainsi une réelle relation de confiance, de connaissance intime entre les deux personnes qui joueront en sa faveur lors de sa désignation au califat par Omar Ibn Al Khattab .

Il fut aussi celui qui affirma la véracité des dires du Prophète lorsque celui-ci narra son expérience surnaturelle lors du voyage nocturne.
Sa fortune fut mise à contribution pour la mission prophétique, et l’honorabilité de son clan le rendit quasi intouchable. On peut dire qu’en reconnaissant Muhammad ibn Abdallah comme un prophète en public, il y apporta une grande crédibilité auprès des autres Arabes de son temps.

L’une de ses filles, Aisha, fut promise au Prophète, ce qui donna encore plus de poids au lien unissant les deux personnages.

Abu Bakr est censé symboliser (de manière non exhaustive):
– La fidélité, de par sa proximité avec le Prophète, du début de sa révélation jusqu’à la mort de celui-ci.
– La loyauté, de par son engagement dans la cause de l’Islam durant la vie du Prophète.
– Le don, de par sa fortune, don de soi par l’honneur de son clan qu’il a mis en jeux dans cette cause et de sa présence lors de certaines batailles.
– L’amitié, par son intimité avec le Prophète.
La douceur et la sensibilité par les différentes et nombreuses anecdotes rapportant ses moments de pleurs et d’émotivité, qui le caractérisent.
– La sagesse, pour avoir recadré la nation musulmane lorsqu’elle fut affligée par la mort du Prophète avec ces mots: « Ô gens! Celui qui adorait Muhammad, qu’il sache que Muhammad est mort; et celui qui adore Dieu, qu’il sache que Dieu est Vivant et qu’Il ne meurt pas! »

De par le caractère référentiel que sont devenus ces symboles (représentant donc les modèles sur lesquels doivent se reposer les musulmans) et la sacralisation du personnage (pour des raisons de révérence mais également comme nous l’avons illustré plus haut, afin de préserver le caractère fiable et authentique du Message à la mort du Prophète), Abu Bakr devient donc un SUPER HUMAIN.

Et c’est la raison pour laquelle il est si difficile aux Musulmans qui adhérent consciemment ou inconsciemment à cette sacralisation d’être impartiaux sur certains faits narrés dans la tradition [Les chiites s’appuient  particulièrement sur le conflit entre Abu Bakr et la fille du Prophète (Fatima) concernant la propriété d’une terre donnée en héritage par le Prophète.].

Notamment sur ce qui va suivre.

La guerre contre les apostats

Pour résumer la chose, le décès du Prophète mit brutalement fin aux pactes amorcés avec d’autres tribus qui firent dès lors sécession (en refusant de payer l’impôt), tandis que des nouveaux prophètes en profitèrent pour faire leur apparition (même s’ils existaient déjà durant la vie du Prophète) tout en embrassant des masses de nouveaux adhérents prêts à les suivre.

Face à une réalité complexe qui aurait pu mettre fin à la stabilité d’une nation qui venait à peine de naitre, le nouveau dirigeant Abu Bakr fit des expéditions punitives et ramena l’ordre par la force.

Certains pourraient s’offusquer de constater que l’usage de la force et de la violence (certains parlent de guerre d’extermination)est largement accepté par les Musulmans contre ces nouveaux apostats qui refusaient de payer l’ impôt « sacré » ou préféraient suivre d’autres voies.

Mais dans les faits, ce serait un raccourci anachronique.  Les Musulmans d’aujourd’hui n’approuvent pas consciemment les choix d’Abu Bakr (la plupart ne semblent avoir étudié ni les causes ni les conséquences), mais croient être obligés de défendre sa politique de domination par la force (sans pour autant savoir de quoi il en retournait exactement vis-à-vis des « apostats ») pour empêcher les piliers de leur croyance de s’effondrer.

On parle aussi du fait d’avoir ordonné de « brûler » des gens vivants ou d’avoir laissé un commandant légendaire se servir de la tête d’un rival comme brasero sans le démettre de ses fonctions (au minimum).  Acte que toute personne ayant un minimum d’empathie ou de valeur de justice désavouerait. Or, pour les raisons citées plus haut, certains Musulmans sunnites refuseront de croire (à raison ou à tort) en ces propos, tandis que d’autres les justifieront par tous les moyens nécessaires.


Je sais, certains d’entre vous se diront que…

Soyons réalistes, entre les spéculations, les recherches approfondies et le travail de regroupage des liens et des informations lorsque ceux-ci sont accessibles (la langue et les ouvrages), il y a matière à travailler. Et la grande majorité des Musulmans ne fera pas ce travail d’historien (faut-il encore que les historiens le puissent eux-mêmes[5]). Ceux qui sont motivés et intéressés par le sujet se baseront sur des travaux réalisés par des savants en qui ils placeront leur confiance.

Et en Histoire, il n’y a pas de consensus de « savants » universels. Selon les écoles de pensée et les intérêts, vous pouvez trouver des sources allant dans des directions opposées.

Il m’est déjà arrivé d’entendre dire de la bouche d’un Musulman qui se disait pacifiste : « Abu Bakr avait raison de faire la guerre de Ridda(apostasie) car il fallait…(…) ».

Et il est là le problème ! Les Musulmans contemporains n’ont pas à se positionner sur une guerre qui leur est fondamentalement inconnue (que le calife ait eu raison ou tort n’est pas la question).

Car ainsi, ils deviennent non seulement malgré eux les défenseurs d’un mode de pensée qui légitime la mort pour l’apostasie (quelles que soient les raisons et les justifications qu’essayent de leur trouver certains penseurs réformistes) mais cela les empêche également d’être impartiaux.
Que cela s’avère être vrai ou non (désolé d’insister), ils seraient complice d’une terrible injustice pour tous ceux qui verraient cette histoire avec un regard neutre ou prendraient en pitié ceux qui se font fait tué pour avoir refusé de verser l’impôt ou rejoint une autre religion.

Conclusion

Après lecture de cet article, vous savez maintenant ce qui vous pousse instinctivement à défendre des positions qui, en dans d’autres cas, vous auraient poussés à crier à l’injustice.

Il est tout à fait normal d’avoir des piliers qui soutiennent nos croyances et leur donnent une cohérence. Mais il ne faut pas pour autant en faire des dogmes intouchables qui nous empêchent d’appliquer une valeur de justice, justice que nous réclamons nous-même lorsque nous nous sentons lésés.

Sachons préserver ce qui est important pour nous tout en apprenant à le regarder d’un œil neutre afin d’élargir notre grille de lecture.
Et n’oublions pas ce principe de base : ce n’est pas parce qu’il existe une autre lecture de l’Histoire que l’objectif est forcément animé par de mauvaises intentions.

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[1] Le titre compagnon (sahaba) chez les Musulmans est similaire à celui d’apôtre.
Si spécificité il y a, le caractère « saint » et « super humain » est assez proche.

[2] Les Musulmans chiites ne sacralisent pas les compagnons du Prophète mais une partie de sa famille (ahlul al bayt) qui seront, eux, les fameux piliers.  Certains membres font bien entendu partie de ses compagnons (son gendre, Ali ) Cette croyance est considérée comme une hérésie par la grande majorité actuelle du monde musulman et l’orthodoxie islamique.

[3] Le livre dans lesquels sont compilés les textes coraniques.

[4] Son possible « vrai » nom ou du moins le nom qui lui aurait été donnée avant sa conversion serait AbduLah  Ibn Abî Quhâfah.

[5]Le sheikh Hassan ibn farhan al malik a été placé en résidence surveillé pour ses travaux historique (Arabie Saoudite)

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