Tentative d’agression dans le métro [Violence urbaine]

⚠️ Vous pourriez être témoin ou victime d’une agression dans les transports en commun. Voici l’exemple d’un cas concret 🚨

C’était un début d’après-midi ou de soirée, dans un métro en circulation. Assis sur un siège, le Chasseur regardait les différentes stations passées les unes après les autres, laissant ses pensées, distraites, vagabonder à leur guise.

« Écoute, on le fait juste avant de sortir (…) »

Ce n’était pas sa langue maternelle, mais le Chasseur connaissait assez ce dialecte pour comprendre les deux passagers du siège d’à côté.

Loin d’être du genre à s’intéresser aux conversations des autres, son oreille s’activa malgré tout et piqua sa curiosité au vif : « Faire quoi avant de sortir ? ». Il se tourna à moitié dans la direction d’où provenait la voix, avec discrétion.

« Je vais lui donner un coup de poing à la figure, et toi, tu prends son sac! On cavale ensuite avant que la porte ne se ferme… »

Par réflexe, le Chasseur posa sa main sur son sac, pensant qu’il devait s’agir de lui. Mais il se rendit vite compte qu’il n’était pas la cible. Il s’agissait d’une personne bien plus âgée (début de la soixantaine peut être). Celle-ci était debout en face des portes. L’un des deux énergumènes jetait de rapides coups d’œil sur sa proie. Il avait les yeux injectés de sang, peut-être était-il sous l’effet d’une substance. En tout cas, son état n’était pas normal.

Avec une certaine distance, une éventualité d’options s’affiche dans notre esprit. Mais dans l’instant, il est bien probable que notre réflexion soit limitée par le temps et la pression d’un danger imminent.

Que faire?

❤️ Sécurité = +3 pts
😖 Lâcheté= + 10 xp
🔥 Fierté = -20 pts
👻 Dialogue interne & visuel mémoire négatifs activés pour minimum 20 ans.

❤️ Sécurité = -9 pts (X2)
⚡ Adrénaline= + 9 pts
🥇 Fierté= + 5 pts
🩺 Santé= risque de coups critiques (X2)
🩹 Blessure judiciaire et financière : risque de coups critiques (X3)

🚨[Il n’y en a pas dans le métro en circulation. Refaites un choix !]🚨

Il est possible de contacter des agents de prévention par téléphone. Pour qu’une petite patrouille accueille les agresseurs à la prochaine station. Mais dans un contexte particulier, comme celui-ci, où vous êtes peut-être le seul a avoir entendu l’éventualité d’une agression, ce sera votre parole contre la leur.

❤️ Sécurité= -3 pts
💞 Empathie= + 5 xp
🔥 Courage= + 10 xp
🧗‍ Détermination= +10 xp
⚡ Adrénaline= + 9pts

Le Chasseur a sélectionné le choix 4

Le Chasseur a sélectionné le choix 4

Le chasseur se leva de son siège et après avoir regardé les deux menaces pour bien identifier leurs visages au cas où cela se terminerait mal, il se tint debout en face de la cible. Le hasard voulut qu’il s’agisse de l’ancien directeur de l’école fréquenté lors de ses humanités. Celui-ci ne le reconnut pas, mais peu importait, ce n’était qu’un détail.

  • Les deux hommes assis sur le siège arrière… tout porte à croire qu’ils souhaitent vous agresser.
  • Que…quoi ?!  

Le visage du directeur devient pâle.

  • Ils ne feront rien si nous sommes deux et je vais rester là pour faire barrière s’ils s’en prennent à vous. Tenez très fort votre sac!

Le Chasseur se tourna vers les deux hommes et leur sourit confiant, comme si la scène l’amusait.

Les deux hommes se levèrent et tout en gardant une certaine distance, observèrent le Chasseur et leur proie. La présence du Chasseur sembla les déstabiliser. D’autant plus que pour leur donner un coup de pression, il fit mine de sortir quelque chose de la poche intérieure de sa veste, et le serra très fort tout en jetant un coup d’œil de temps en temps dans la direction des deux potentiels agresseurs. Il fit un peu de conversation avec le directeur pour lui éviter de trop s’angoisser.

Finalement, les deux hommes sont descendus à la station suivante en se contentant de jeter un regard hostile au Chasseur.

Bien entendu, les choses auraient pu se passer tout autrement. Et il ne s’agit pas ici de prétendre quoi faire dans tous les types de situation en général, car le contexte et les interactions possibles peuvent dépendre de toute une série de critères. Quel que soit votre choix, évitez à tout prix de vous mettre en danger, vous et ceux qui vous entourent.

En tout cas, le choix 1 est exclu. Dites-vous que vous auriez pu être à la place de la victime. Certes, il sera difficile de prouver qu’il y a eu non-assistance à personne en danger si vous réagissez juste après l’agression, mais votre conscience, tout comme le karma, risque de ne pas vous rater! Qui plus est, cela aura pour effet d’ajouter une neuro-association négative et ancrée entre votre identité et votre comportement. Bref, votre petite voix interne (qu’on appelle également la conscience) qui vous ressassera ce souvenir ad vitam aeternam.

Le choix 2 n’aurait pas été du courage, mais de l’inconscience.  D’autant plus que vous devenez vous-même l’agresseur, ou en tout cas, vous risquez de l’être d’un point de vue pénal.

Le meilleur choix aurait sans doute été d’interpeller un agent de sécurité s’il y en avait eu un.
Ou signaler la menace à la police. Malheureusement, ce n’est pas toujours possible selon le contexte.
Il est rare que le monstre frappe à la porte avant d’attaquer.

À retenir:

  • Se protéger soi-même en limitant les risques autant que possible (ne pas aller vers la menace)
  • Ne jouez pas aux héros. Vous pouvez peser 100 kg de muscles, un corps de lâche pourrait vous surprendre (surtout s’il a pris une substance le rendant insensible à la douleur et/ou qu’il dissimule une arme). Que dire s’ils sont deux…
  • Informer un ou des agents de sécurité pour qu’ils prennent la relève (dans le cas où ils seraient présents)
  • Dans le contexte où vous n’auriez pas d’autres choix que de vous exposer au risque, pour éviter ou limiter l’agression, ayez l’air confiant, ne montrez pas votre peur (je sais c’est facile à dire!). Discutez avec la cible, tout en jetant un œil aux éventuels agresseurs, cela les déstabilisera.
  • Rassurez la victime potentielle, elle n’est pas seule !
  • Donnez-leur un coup de pression en leur faisant comprendre que vous vous êtes préparé en cas d’hostilité de leur part.

Ils s’attendent à une attaque facile et rapide. S’ils ont ciblé la personne plus âgée, c’est parce qu’à leurs yeux, elle était une proie facile et surtout, parce qu’elle était seule.
Si un imprévu s’ajoute à leur plan, il y a beaucoup de chances pour qu’ils renoncent. Surtout si cet imprévu leur parait sûr de lui.

📌le truc du faux objet sorti de la poche intérieure de la veste peut augmenter leur sensation d’incertitude et de danger.

Bien entendu avec le recul il y a sans doute d’autres choix d’actions.
Selon vous, quel (autre) choix serait le plus pertinent d’un point de vue sécurité (pour vous et la victime) et défensive (protection)?
Exemple: alerter d’autres passagers…

Des suggestions ? Un partage d’expérience? N’hésitez pas à le faire en commentaire 👍!

👻 Oulala il a eu le chaud le dirlo! Et le Chasseur aussi qui plus est! Je me demande comment j’aurai réagi moi…Me connaissant, j’aurais sans doute utilisé mes canines ! Maintenant que j’y pense, je dois consulter mon dentiste…

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4 Thoughts on “Tentative d’agression dans le métro [Violence urbaine]

  1. J’ai déjà assisté à une agression dans un RER. Mais aucune violence physique! Non, les mecs ont humilié un gars qui leur a juste demandé de baisser le son de leur hifi. Ils l’ont rabaissé et traiter de tous les noms. Personne n’a rien dit, personne n’a réagi. Et j’en fais partie :'(.

    1. Merci pour le commentaire!
      Dans ces moments-là, on ne sait jamais comment on doit réagir. L’une des craintes partagées par ceux qui souhaitent intervenir mais ne le font pas, c’est d’envenimer les choses. Alors ils se disent qu’il vaut mieux parfois se taire et éviter de rajouter de l’huile sur le feu. S’ils avaient la certitude qu’une bonne rangée de témoins feraient front commun, alors là ce serait différent! Mais à moins d’être en compagnie de personnes proches, partageant les mêmes valeurs, cette certitude, on peut l’attendre longtemps…
      La moindre des choses à faire, ce serait de rassurer la cible, comme on peut… limite se poser à coté de lui et lui dire qu’il a très bien agi en évitant une bagarre, qui aurait pu facilement dégénéré, dans un espace public.
      Il ne doit pas vivre ça comme une humiliation…car c’est extrêmement douloureux à vivre dans la vie d’une personne. Surtout face au silence des personnes présentes.

  2. Bravo pour cet article ! Je n’ai pas de mot pour décrire ce que je ressens.
    Tu demandais un retour d’expérience. En voici un, je vais tenter de faire court :
    En tant que femme, il m’est souvent (très souvent) arrivé de me faire suivre, coincer, bref… harceler sexuellement.
    C’est surtout entre 15 et 25 ans qu’une femme craint le plus, et naïvement je pensais que passé ce délai je serais tranquille. Rien n’est plus faux. Il y en aura moins, certes, mais il y en aura encore.
    Pendant de nombreuses années j’ai fuis, négocié, couru, je me suis parfois cachée. J’ai de quoi en raconter car ça dure depuis mes 13 ans (mon corps d’adulte était déjà là).
    Aujourd’hui c’est différent car la peur a été remplacée par la colère. Je m’en suis rendue compte lors d’un dernier épisode où un homme me suivait pour m’attaquer (en voulait-il à mon portefeuille ou à mon corps, ça je ne sais pas…).
    Lorsque je me suis rendue compte de la filature (j’ai vérifié avant de m’affoler), mon premier réflexe a été la peur qui devait normalement déclencher la fuite.
    Sauf que… d’un seul coup me reviennent en mémoire toutes les tentatives d’agression / harcèlement. Tout ce que j’ai déjà vécu remonte.
    Et subitement l’agneau se transforme en loup…
    Un pic d’adrénaline, la fureur…
    Me revient en mémoire ce que mon père me disait « La meilleure défense c’est l’attaque ».
    ….
    Je continue d’avancer comme si de rien n’était mais maintenant je ne suis plus la même. Je décide de contre-attaquer. À ce moment précis, un état d’esprit rageur, haineux, s’empare de moi.
    Une petite voix dans ma tête me dit : Il prendra pour tous les autres.
    À cet instant, même si je dois me battre, être blessée ou tuée, mon état d’esprit est tel que je n’en ai plus rien à faire.

    Ça fait trop longtemps que ça dure. Je me sens si lasse.

    Je fais demi-tour et désormais c’est moi qui vais vers lui. C’est moi la méchante. Cela se voit à ma démarche, mon regard et … mon couteau que je viens de sortir de mon sac…
    L’agneau n’est plus. Il vient de disparaître.
    L’agresseur s’en rend compte et fini par fuir. Semblant effrayé il disparaît….

    Finalement je n’ai pas eu à me battre…
    L’adrénaline redescend et me laisse avec mes émotions et pensées contradictoires.
    Bien évidemment j’ai été soulagée de ne pas avoir été agressée, mais la peur s’est aussi installée car si je connaissais et contrôlais les réactions de l’agneau, le loup ou plutôt la louve, elle je ne la connais pas. Et je sens que c’est elle qui est là désormais.

    Quand tu parles de chasser le monstre, c’est de ça qu’il doit s’agir…

    Bon… visiblement je dois aller suivre des cours de self-défense. Ça m’évitera (et aux autres aussi) des ennuis.

    Merci pour ton travail que je viens de découvrir aujourd’hui.
    J’ai visiblement intérêt à te suivre…

    Pas mal pour un premier commentaire sur ton blog. Tu ne trouves pas ?

    PS : il est super ton site !

    1. Bonjour Mylène,
      Tout d’abord merci pour ton commentaire et ton retour d’expérience.
      Je l’ai relu plusieurs fois car, mine de rien, tu donnes pas mal d’informations qui poussent à la réflexion.
      Cela fera sans doute partie d’un article, d’ailleurs… Je reviendrai sans doute vers toi à ce moment-là ;)!

      Bonne idées les cours de self-défense! Tu n’apprendras pas à te battre (ce n’est pas le but) mais à assimiler (si tu le fais sérieusement) les bons réflexes pour éviter le danger au maximum. Mais surtout à travailler son mental, car dans des situations où nous sommes face à une menace réelle, le risque de rester figé (par le trac) et de se soumettre est grand.

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